Désinformation :


Il y a moins de morts par armes à feu au Japon où les armes à feu sont très contrôlées par rapport aux Etats-Unis.

 

Réalité :


Il ne fait aucun doute que les armes à feu sont sévèrement contrôlées au Japon et que le taux de criminalité y est faible.
Cela n'empêche pas bien sur que les gangs de criminels organisés, les yakuzas, n'ont aucun problème pour se procurer des armes introduites en contrebande.Cela n'a pas empêché non plus les taux de criminalité d'augmenter dans les dernières années.Mais surtout les partisans du contrôle des armes à feu passent sous silence volontairement ou involontairement un point assez dérangeant de la société japonaise : la brutalité de la police japonaise. Les suspects sont couramment battus tellement sévèrement qu'ils en ressortent handicapés afin d'obtenir des confessions. Les policiers qui commettent ces crimes ne sont jamais l'objet de mesures disciplinaires.


"Beaucoup de personnes étrangères pensent que la société au Japon est hautement développée et démocratique et elle l'est" dit Hideyuki Kayanula, l'avocat d'un artiste américain, sorti handicapé à vie d'une rencontre avec la police japonaise qui le suspectait de possession de drogue. "Mais en matière de justice criminelle, le Japon est un pays du Tiers-Monde. Il n'y a pas de droits de l'homme".

Le système judiciaire japonais ne connaît presque aucune libération sous caution, applique des fouilles au corps pour des fautes de circulation et a un taux de condamnation de 98% approchant celui de l'Union Soviétique de Staline.
La police a couramment recours à d'autres méthodes d'interrogation comprenant l'intimidation par des menaces envers les familles de suspects ou de continuation de l'interrogatoire jusqu'à l'obtention d'un aveu. Certains avocats des droits de l'homme ont estimé que le taux de confessions forcées était de l'ordre de 50%. Les suspects peuvent être mis en détention pendant 23 jours sans inculpation, sans caution, sans droit à un avocat ou supervision de la cour.

Conclusion :

 

Encore une fois, réduire l'explication du faible taux de criminalité au Japon aux seules lois sur les armes, c'est faire abstraction d'autres facteurs culturels, judiciaires et économiques qui sont pourtant importants.
Ironiquement, le Japon mène actuellement un combat pour entraîner un renforcement mondial du "contrôle" des armes à feu car ses lois sévères sur les armes à feu n'ont pas empêchés la criminalité d'augmenter ces dernières années sur son sol.
Les partisans anti-armes feraient mieux de se raviser avant de prendre le Japon en exemple. Car en procédant de la sorte, ils font l'apologie d'un système judiciaire aux méthodes plus que discutables. Vu les méthodes utilisées par la police japonaise, on peut se demander si leur rêve, ça ne serait pas de vivre dans un état policier.
Est-ce le votre ? 
Texte transmis par anonyme.


Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

1 commentaire

En complément de cet article il ne faut surtout pas oublier que le nombre de suicides au japon est le plus élevé du monde avec ces plus de 30000 cas par an (34000-TRENTE-QUATRE MILLE!!! cas en 2003, soit la population d'une commune moyenne en Belgique). Le régime totalitaire en place dans ce pays enfreint tellement les libertés individuelles qu'il ne permet plus aux citoyens de vivre une vie de qualité. Cette vie n'étant réglée que par des obilgations et des interdits. Ce qui est également la raison pour le grand nombre de suicides chez les jeunes qui ne veulent plus vivre la vie, sans espoir, telle qu'elle leur est imposé.

Si un état s'attire trop de pouvoirs dans la réalisation de la vie quotidienne de ses citoyens, on ne peut tomber que dans la totalitarité ou dans la dictature, qu'elle soit de gauche ou de droite. Et cela, c'est la plus mauvaise des solutions !!!
Daniel / lundi 11 juillet 2005 @ 13:52 #1

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