J'ai vu s'écrouler le monde ancien » écrivais voici peu de temps un journaliste à la mode.


Venons-nous d'un monde ancien et la conception que nous avons du pouvoir est-elle déjà à ce point ancienne? Personnellement, je ne partage pas cette vision pessimiste de l'évolution. Elle date évidement d'un temps ou le dialogue entre les gens étaient plus réduit, plus hiérarchisé qu'aujourd'hui, ce qui ne veut pas nécessairement dire plus simple. Le système politique que nous connaissons (la démocratie délégative) est de plus en plus remis en question par la volonté d'asseoir une démocratie directe. Les victoires du non au référendum en France et aux Pays-Bas sont perçus par les politiciens, par les journalistes et la cohorte de spécialistes comme une menace sur leur avenir, alors que ce fait souligne, à quel point la fracture est importante entre le peuple et ces dirigeants. Ce n'est pas le peuple qui défie ses représentants comme on a pu le lire dans divers journaux, ce sont ces représentants et les relais entre ces représentants et la population qui ont oublié que leurs idées n'étaient pas les idées du peuple.

 

Cela peut-être un piège est de nombreux sociologues ne se gêne pas pour rappeler les risques de dérives poujadistes ou démagogiques que peut engendrer un système trop direct.


Ce risque tangible ne doit toute foi pas être une excuse pour réduire à rien toutes les demandes émanant de la base. Personnellement je préfère voir dans cette émergence d'organe revendicatif le désir de voir et de prendre en considération les attentes de chacun et je crois que cela doit au moins apporter un sang neuf à la réflexion que nous devons mener sur la gestion de l'état. Cette réflexion ne doit pas être l'apanage de l'appareil de l'état, la remarque s'avère également pertinente à des niveaux de décision moindre par exemple le milieu associatif ou les associations sportives. La multiplication des associations créent pour préserver le droit des amateurs d'armes pour ne prendre que l'exemple qui nous touche le plus, n'est pas un mouvement contre ce qui existait déjà, mais bien une tentative réussie pour conscientiser des cadres trop éloignée de la base des réalités du quotidien. Dans notre cas, comme dans celui de l'Europe, malheureusement cette tentative semble initialement perçue par les gens en place comme une menace sur leur pouvoir. Cetta analyse erronée de la réalité conduit à exacerber les tensions et provoque une rupture entre la base et les dirigeants.

 

La motivation de l'intervenant en démocratie directe c'est l'idée de pouvoir faire entendre sa voix et sa spécificité.


Ceci, face à des élus qui trop souvent oublient, qu'ils (ne) sont (que) les représentants de leurs électeurs et pas des roitelets imbus de leurs pourvois. C'est vrai encore une fois dans tous les secteurs ou cette forme de pouvoir se met en place. Un pouvoir qui ne communique plus avec l'ensemble de la base autrement que par communiqué et par dictat est un pouvoir qui s'enfonce dans un concept de dictature. Cela ne se fait pas nécessairement de manière lucide et même souvent la dérive vers ce totalitarisme et cette monoculture des idées est plus le fruit d'un éloignement progressif, d'un désintérêt de la base que celui d'une réflexion construite dans le but de priver les gens de tout ou partie de leurs libertés.

Nos élus au niveau politiques et associatifs ont cru et certains le pensent encore pouvoir faire l'économie de ce genre de réflexion.


Ils se trompent lourdement. Leur attitude face à ce phénomène et la réponse inadéquate qu'ils y apportent sont en fait bien plus profitable aux extrémistes qu'aux démocrates. Les argumentations ambiguës sur les motivations qui poussent certains parlementaires à déposer des projets de lois qui se révèlent plus pénalisant pour le citoyen que pour les truands sont en fait révélateur de cette absence de dialogue, de se fossé qui se construit entre les élus et le peuple. Il va de soit que la politique du bâton pris par des associations contre d'autre et la désinformation sont tout aussi contre-productive et nuisible pour les intérêts et les gens qui se retrouvent menacés.

 

C'est dans ce contexte qu'il nous faut situer les modifications législatives qui assaillent les amateurs d'armes et c'est pourquoi notre combat devrait intéresser les démocrates.


En temps, que citoyens nous devons nous montrer revendicatif de nos droits sur le fond autant que sur la forme. Nous devons aussi veiller à ce que notre combat légitime ne se retrouve récupéré par des extrémistes malintentionnés. C'est aussi pourquoi les associations ont leur place et qu'il faut condamner les tentations monopolistiques qui finissent toujours par desservir les intéresse défendus. L'absence totale de volonté d'implémenter un dialogue constructif d'égal à égal, le rejet de toute tentative alternative de dialogue sont des nuisances qui permettent à nos ennemis d'avancer plus vite sur le chemin de la prohibition. C'est vrai pour nos libertés fondamentales et c'est vrai aussi pour nos droits à détenir et à utiliser des armes.

 

 


Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

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