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Le BAN est mort

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Depuis mardi 00h00 le Gun ban imposé par Bill Clinton aux USA est abrogé.

Ce texte qui entre autres choses limitait les caractéristiques de certaines armes et les conditions d'achats de pièces non réglementées comme les chargeurs (limité à 10 cps) est mort. En fait, le texte n'a tous simplement pas été prolongé par le parlement.

C'est une particularité légale américaine que de pouvoir dés la naissance d'un texte prévoir sa durée de vie (ici 10 ans) et au terme de cette durée de pouvoir soit le commuer en loi si l'expérience est concluante, soit le laisser disparaître s'il n'a pas rencontré les attentes de la population. Le lobbying de la NRA est pour beaucoup dans ce résultat.

Pour nous tireurs belges cela ne représente rien, mais j' y vois la preuve qu'un combat de tous les instants pour préserver nos droits est nécessaire et cela illustre l'utilité de groupe de pression comme le vôtre.

Jean Michel, membre de la Daaa, Brabant Wallon.
publié avec l'accord de :eric blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

Suicide, un mensonge de plus...

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Un des plus gros mensonges est d'affirmer qu'il existerait un lien flagrant entre la présence d'une arme et le taux de suicide au sein d'un groupe organisé.


Si vous lisez régulièrement les articles postés ici ou ailleurs, vous ne pouvez plus l'ignorer, l'une des motivations avancées par le lobby anti-arme pour justifier les atteintes à nos libertés serait le souci d'une plus grande sécurité pour les citoyens. Un de leur plus gros mensonge est d'affirmer qu'il existerait un lien flagrant entre la présence d'une arme et le taux de suicide au sein d'un groupe organisé. En résumé, que le seul fait de détenir une arme à votre domicile ferait de vous ou de votre famille des gens potentiellement plus suicidaires que la moyenne. L'idée derrière cette affirmation gratuite et invérifiable est d'induire chez les propriétaires d'armes un sentiment de culpabilité vis-à-vis de leur famille. C’est aussi d'accroître la pression sociale de la famille et des relations de l'amateur d'arme contre sa passion, ce qui contribue à marginaliser la pratique de cette passion, ou à stigmatiser celui qui s'y adonne... C'est enfin de fournir une solution simpliste à la problématique des suicides qui est évidemment bien plus complexe que le simple recours à un outil identifié pour passer à l'acte. Paradoxalement, un psychologue pourrait développer la thèse que cette technique de marginalisation, d'isolement, de stigmatisation d'un groupe de personnes, les amateurs d'armes en l'occurrence, pourrait conduire les plus fragiles de ces gens à des comportements suicidaires. D'une certaine manière le harcèlement moral injustifié produit par le lobby anti-arme contre les amateurs d'armes générerait en lui même une cause objective et identifiable de passage à l'acte.



L'idée, derrière cette affirmation gratuite et invérifiable, est d'induire chez les propriétaires d'armes un sentiment de culpabilité.


Lorsqu'une personne proche de vous se suicide, les sentiments que vous développez partent dans des directions opposées, vous êtes partagés entre la tristesse et la colère, entre la révolte et l'épuisement. Vous avez besoin de vous défendre et de vous excuser. Pour arrêter ce processus d'auto incrimination vous recherchez les causes extérieures sensées expliquer le passage à l'acte du suicidé. En cas de suicide consécutif à une rupture amoureuse, la famille aura beau jeu d'adresser ces reproches à l'ex du suicidé. Si c'est suite à un licenciement, ce sera bien évidemment la faute du méchant patron avide de bénéfices. Bien évidemment, si une arme a été utilisée, la faute sera à une législation trop laxiste. La famille pourra aussi soutenir que « c'était un geste impulsif » ou que « peut-être ne serait-il pas passé à l'acte si il n'y avait pas eu d'armes présentes », etc. Ce jeu psychologique est un mécanisme de défense, ce n'est pas bien dangereux à condition de le reconnaître, de pouvoir en sortir et surtout de ne pas focaliser la haine accumulée sur un groupe extérieur identifié. Par exemple si un ouvrier perd son travail à cause d'une délocalisation, il est logique qu'il éprouve du ressentiment vis-à-vis des gens qui ont récupéré son emploi ailleurs, mais s'il utilise ce ressentiment pour incriminer les étrangers dans leur globalité et s'il ne parvient plus à évacuer ce sentiment qu'au travers d'actions illégales contre des étrangers (bref des actes racistes), il a un problème.

 

 

Le lobby anti-arme entretient un sentiment diffus d'insécurité en assénant de petites phrases assassines reprises par les médias généralistes !


En matière d'armes c'est pareil, le lobby anti-arme entretient un sentiment diffus d'insécurité en assénant de petites phrases assassines comme : Il a été démontré que la détention d'armes à domicile est beaucoup plus dangereuse pour les propriétaires de l'arme que pour un éventuel agresseur. En outre posséder une arme multiplie par trois le risque d'homicide, et par cinq le risque de suicide parmi les proches. Où la Belgique occupe la troisième position pour les suicides par armes à feu dans l'Union européenne. (Extrait d'un rapport du GRIP de 2001 écrit par Sophie Nollet). Aucune de ces phrases ne résiste à une analyse un peu sérieuse, mais présentées à l'intérieur d'un document exhibé par un organisme de recherche soi-disant indépendant et surtout signé par une personne qui se présente comme chercheur, cela passe forcément pour de l'information. La presse, toujours prompte à s'enflammer, fonce comme un seul homme et reproduit ces phrases sans trop chercher à en vérifier le bien fondé, ce qui contribue un peu plus à influencer le peuple et les politiciens. Il est pratiquement impossible de connaître avec exactitude le profil du suicide. Cela ne fait pas les titres de presse et il est impossible moralement d'aller interpeller une famille pour connaître les causes et les raisons véritables ayant motivé le passage à l'acte. On en est donc réduit à aller voir du côté de l'INS.

 

 

 

 

Curieusement l'INS amalgame le suicide par arme à feu avec le suicide par explosion, pour un chiffre global de 0.55 %.


Chaque année +-4000 belges se suicident soit 3.85 % de la population décédée. Avec une moyenne de 21.4 morts par 100000 habitants, la Belgique est dans la moyenne européenne (France 21 et Suisse 19). Les gens se suicident un peu moins aux USA 18.7 et notablement plus au Japon 24.4. Ce qui démontre vraiment qu'aucune corrélation ne peut être faite entre le taux de suicide et la présence d'armes à feu. Des divers documents lus pour établir cet article, il ressort que ce qui favorise désavantageusement le taux de suicide est le rapport de l'individu avec son milieu social. Le moyen privilégié reste les médicaments avec 0.69% ou 723 personnes, la pendaison et la noyade sont aussi très utilisées comme méthode de suicide. Curieusement l'INS amalgame le suicide par arme à feu avec le suicide par explosion (CAD les suicidés utilisant le gaz), c'est embêtant, car sans être endémique, chaque année quelques dizaines de suicides au gaz entraînant une explosion sont recensés. J'en ai compté 12 dans la presse francophone de l'année 2003. Malgré cet amalgame, le taux de suicide est de 0.55 % soit 577 personnes. Parmi ces gens, les personnes décédées des suites d'une explosion, mais aussi les membres des forces de l'ordre, ce qui est malheureusement loin d'être anecdotique comme le soulignaient les syndicats des policiers dans plusieurs articles de journaux récemment. Comme il était moralement impossible d’aller demander à la famille qui était le suicidé, j'ai procédé autrement, j'ai demandé autour de moi, à mon réseau de connaissances, s'ils connaissaient des cas de suicide par arme à feu commis par un amateur d'armes ou par un proche. Ce n'est peut-être pas très scientifique, mais en replaçant en perspective le nombre de tireurs inscrits dans les clubs de tir sondés (17 clubs pour un total de 4478 tireurs) on m'a signalé 21 cas de suicide sur une période de 10 ans parmi les amateurs d'armes, soit 2 cas par an en moyenne ou encore 0.044 % de la population.
 

 

 

De fait, très peu de détenteurs d'armes civils se suicident, je dirais plutôt moins que la moyenne nationale.


Si on parle de suicide, il faut parler de psychologie. Certains psychologues pensent que presque toujours les moyens utilisés pour passer à l'acte seront étroitement liés à l'environnement de la personne, CAD qu'un suicidé va rarement « inventer » une méthode de suicide. Les personnes ayant accès à des médicaments les utilisent, les personnes proches d'un cours d'eau exploitent celui-ci et bien évidemment les personnes ayant accès à une arme recourront à cette arme, c'est une probabilité importante, pas une cause inéluctable. Cela ne veut pas dire non plus que l'absence de moyen influencera la décision de mettre fin à ces jours. On peut évidement affirmer qu'il n'y a pas de suicide par noyade au milieu du désert. Mais de là à déclarer que les gens vivant dans le désert sont moins suicidaires que ceux vivants près d’une rivière, il y a une marge à ne pas franchir.

 

 

Prétendre que la détention d'armes favoriserait le passage à l'acte est faux. Avec des taux de 0.55 % pour les armes et de 0.60 % pour les autres méthodes, on peut affirmer que la prohibition des armes ne changera rien au taux de suicide.


Revenons à la petite phrase et sur le lien qu'il y aurait entre suicides et arme à feu, CAD en gros sur l'affirmation que des gens qui détiennent des armes à feu se suicident plus que le reste de la population. C'est faux, le taux est de 0.55 % contre 0. 60 % en moyenne pour les autres méthodes, soit quasi le même. La présence d'une arme n'influence donc pas le passage à l'acte, ni chez le propriétaire légitime, ni chez les cohabitants et ce chiffre de 0.55 % est surévalué puisqu'il inclut les suicides par explosions et les suicides avec des armes à feu détenues pour des raisons autres que les motivations légales. 

 

 

 

 

 

Le fait que les gens qui se jettent du dixième étage décèdent plus souvent que celles qui se jettent du rez-de-chaussée ne veut pas dire que les personnes vivant au dixième sont potentiellement plus suicidaires que celles vivant au rez-de-chaussée.


Ce qui est vrai par contre c'est que le suicide par arme est plus définitif que le suicide par médicament, mais cela c'est une évidence, c'est un peu comme si vous faisiez une étude sur les suicides par défenestration et que vous arriviez à la conclusion que les gens qui vivent au-delà du dixième étage sont plus suicidaires que les autres sous le prétexte que lors du passage à l'acte le taux de réussite de la TS est plus important à l'étage 10 qu'au rez-de-chaussée.
 

Les suicides par armes sont aussi surreprésentés, car impossible à cacher. C'est un secret de polichinelle, certains suicides sont camouflés en mort naturelle ou accidentelle pour diverses raisons familiales, religieuses ou de réputations.


Il faut encore introduire une variable souvent négligée à l'équation, à savoir la déclaration de la cause de la mort. En effet, un suicide par balle va toujours donner lieu à enquêtes. C'est d'ailleurs ce qui explique que dans les chiffres de l'INS les morts par balle sont parfois comptabilisées deux fois (lors de la découverte, une mort par balle sera toujours suspecte et ce n'est parfois que lors d'un jugement des années plus tard que le suicide sera encodé), mais lorsque je parle d'altération des chiffres c'est en terme de suicide autre que « par balle » que la manipulation existe. Pour l'honneur de la famille ou pour permettre un enterrement à l'église, des suicides sont maquillés en mort naturelle ou en accident, cela ne fait pas de tort à grand monde, mais cela altère la statistique en sur représentant certaines causes de mortalité par rapport à d'autres.
 

Il faut enfin oser remettre en question le tabou du suicide.


Et enfin, il faut oser aborder un tabou en terme de suicide. Je ne parlerais pas ici du calvaire que le suicidé inflige à ces proches, mais de la valeur de l'acte en lui même. Pourquoi le suicide est-il tabou ? À quoi cela est-il lié? Notre culture est profondément influencée par la morale judéo-chrétienne, que l'on soit croyant ou pas, une grande partie de ce que nous sommes, de ce que nous tenons pour valeurs certaines est conditionnés par cette culture et, dans cette culture, en gros, notre corps ne nous appartient pas. Nous ne pouvons donc pas en disposer librement, nous en sommes tout au plus le dépositaire pendant notre passage sur terre. C'est une des clefs, car si on défend la thèse du tout biologique, on naît, on vit, on se reproduit et on meurt. Il n'y a rien ni avant ni après. Le suicide devient déjà plus acceptable en tant que choix d'un individu par rapport à lui-même. On peut presque dire qu'il s'agit d'une forme ultime d'euthanasie décidée par une personne vis-à-vis d’elle-même. Les Romains, mais aussi les Perses et les Japonais avaient une vision très ritualisée du suicide qui n'était pas perçu comme un crime, mais comme l'acte d'un homme libre. Je ne vais pas refaire l'histoire, ni m'amuser à savoir qui a tort et qui à raison dans ce débat, mais il faut bien constater que le suicide ne devrait pas être une excuse pour un plus grand contrôle des armes. Non seulement parce que l'intention de passer à l'acte n'est en rien liée à la présence de l’arme comme cela a été démontré, mais surtout parce que le suicidé ne portant atteinte qu'à sa propre intégrité physique et n'ayant par conséquent aucune intention criminogène vis-à-vis de tiers, aucune mesure sociale ou légale ne devrait avoir à s'interposer entre cet homme libre et son choix.
 

Le suicide est une vengeance personnelle. Et, personnellement, je ne m'en veux pas.


J'adore cette phrase de Coluche, elle est devenue mienne le jour où j'ai dû porter en terre un ami. Il avait décidé que le poids de la vie était devenu trop lourd pour ses épaules. Taedium vitae pour reprendre une expression stoïcienne, le dégoût de la vie! Il ne l'a pas fait avec une arme, encore que cela n'aurait pas changé grand-chose à ma réflexion. Je me suis haï d'avoir été un aussi piètre ami, de ne pas avoir vus les signes précurseurs, et je l'ai haï de ne pas m'avoir jugé digne de lui porter secours. Il m'a fallu des années pour admettre cette simple évidence, ce fut son choix, sa liberté. Je continue à croire que c'était un mauvais choix, que la vie mérite d'être vécue. En fait, comme l'affirment certains, le suicide n'est pas réellement un choix, c'est la résultante d'une absence de choix.
 

Vivre c'est définitivement vivre libre, et non être simplement vivant au sein d'une société qui vous impose ses choix.


Vivre c'est définitivement vivre libre, et non être simplement vivant au sein d'une société qui vous impose ses choix. Cette dernière phrase est certainement une des clefs pour comprendre pourquoi le suicide des jeunes devient à ce point préoccupant, mais elle implique des réponses autrement plus complexes que le simple fait de militer pour la spoliation du droit de détenir des armes pour des citoyens responsables.


eric blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

Reparlons des JO, Athènes 2004

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L'important c'est de participer.


L'olympisme, un esprit au-delà du sport ! On l'oublie souvent, mais Pierre de Coubertin (1863-1937), fondateur des jeux modernes et auteur de la citation qui précède était avant tout un pédagogue. Sa vision de l'olympisme était plus philosophique que réellement orientée vers la performance pure. Il concevait les performances athlétiques non comme un but en soi, mais comme un objectif offert au regard des hommes pour élever ceux-ci. Pour Pierre de Coubertin, la signification de l'équilibre et de la beauté « ne s'éclaire que pour ceux qui ont mis d'abord en accord leur âme avec elle-même », pour participer, ensuite, totalement à l'oeuvre générale. Les notions de performances, la course effrénée aux médailles, le nationalisme sous-jacent et bien entendu les dérives qui résultent de cela comme le dopage ou la professionnalisation des athlètes, le grand humaniste les aurait certainement condamnés. C'était important de rappeler cela, alors que les JO d'Athènes viennent de se terminer. Revenons à nous, au tir, aux armes et aux amateurs qui pratiquent cette activité.


392 hommes et femmes étaient inscrits dans les diverses disciplines de tir au JO d'Athènes.


Commençons par un chiffre 392. Trois cent nonante-deux athlètes étaient inscrits dans les disciplines relatives au tir, pour vous donner un ordre de grandeur parmi les sports individuels, le Judo avait 536 inscrits et le canoé-kayak 154. Un petit Quiz pour poursuivre : Qui peut, pour la discipline tir, me citer le nom d'un de ces athlètes ? Qui a vus dans un journal télévisé l'un de ces athlètes ? 
 

Daisy de Bock était la seule représentante belge en carabine 10M, elle n'a pas démérité.


Daisy DE BOCK était la seule représentante belge en carabine 10M. Éliminée en qualification avec un score de 388 ou une moyenne de 9.7, elle n'a pas démérité, même si on peut comprendre sa légitime déception. Décrocher une sélection pour les JO c'est déjà un exploit dans la structure sportive belge, comme le soulignais fort justement Jacques Rogge président du CIO depuis 2001, « lorsque des sportifs belges émergent de la masse, ce sont vraiment des êtres d'exception, car rien ou presque n'est fait dans notre pays pour favoriser la recherche et l'éclosion de champion ».
 

Le tir est toujours très largement absent des écrans de télévision !



En matière de tir sportif, les jeux représentent l'opportunité d'ouvrir une vitrine pour notre activité qui est constamment en déficit au niveau de la couverture médiatique. Le premier constat à tirer de ces jeux c'est que visiblement le tir est toujours très négligé en particulier par la télévision, c'est dommage, car quelques minutes de tir diffusées à une heure de grande écoute sans que cela soit associé à des images de guerres ou de meurtres, ce ne pourrait être que positif pour notre communauté. On peut légitimement s'étonner de ce parti pris contre le tir alors qu'à longueur d'année ces mêmes médias ne rechignent pas à diffuser des fictions où les armes se retrouvent très largement associées à la violence. Faut-il y voir la résultante d'années de militantisme anti-arme ? Cette attitude ségrégationniste prive des millions de téléspectateurs d'un regard objectif sur un ensemble de disciplines qui, avec les progrès de la technique de prise de vue, deviennent agréables à regarder, même pour un néophyte, même pour les disciplines statiques. J’avais espéré que le retour d'affection pour le biathlon au jeu d'hiver serait un moteur, mais il faut bien le constater, la voie médiatique est encore solidement verrouillée par toute une série de préjugés. Ce triste constat est encore plus amer si on veut bien réfléchir au fait que d'autres disciplines internationales liées directement à l'activité de tir comme L'IPSC portent en elles un vrai potentiel télévisuel susceptible d'accrocher le regard du spectateur, et par cet intermédiaire, les investisseurs et leur manne financière. C'est un triste constat et je ne vois rien de nature à infléchir rapidement l'attitude des médias à notre égard.
 

Les politiciens semblent prendre conscience de l'état lamentable des sports en Belgique !


Reparlons de l'état du sport en Belgique. Nos hommes politiques semblent s'aventurer sur le terrain pour promettre des moyens et des équipements susceptibles de placer la Belgique à une plus juste place en terme de résultats sportifs. C'est bien, reste à espérer que les sempiternels marchandages communautaires et le désir de dividende politique immédiat ne ruine pas ce monceau de promesses. Les fédérations sportives ont besoin d'argent pour étoffer leur encadrement. Entraîneurs, sélectionneurs sont absent ou manquent de professionnalisme, ce n'est pas en quatre ou cinq ans que les choses changeront. Si le travail commence demain, les premiers résultats seront visibles en 2012 au plus tôt. La mise en place de structure sport/étude est certainement une solution, mais ici aussi il faut se méfier du clientélisme politique et éviter que cela soit une sorte d'antichambre chômage pour glandeur, ce qui semble être la vocation de certaines structures crée à la va-vite pour de prétendus futurs champions de football. C'est un autre piège à éviter, financer les sports qui sont le plus en vogue ou qui ont le plus d'argent. Le football par exemple, omniprésent dans les médias, abreuvé d'argent par les sponsors est l'exemple type d'un sport qui n'a pas besoin d'aide. Le tennis se porte bien en Belgique les effets Henin/Klysters y sont pour quelque chose, mais cela ne veut pas dire qu'il ne faille pas dès aujourd'hui prévoir le futur dans 5/10 ans. Des fédérations comme la fédération Suédoise de tennis ont eu des problèmes à gérer la disparition de champions d'exception. Pour toutes les autres fédérations, c'est plus simple, il faut aider à la construction d’un projet viable de suivi des sportifs. Il faut aussi faire comprendre aux jeunes qu'ils ont un choix, une réelle alternative aux sports en vogue ou médiatisé. Tout le monde ne peut pas devenir Michael Shumacher ou Justine Hennin ou champion de football, il appartient à chacun de trouver l'activité qui lui convienne et dans laquelle il s'assumera. Le désamour de la jeunesse pour le sport ne vient pas exclusivement d'un manque de courage de cette jeunesse, c'est un constat simpliste que je me refuse à faire. Je suis persuadé que le manque de diversification des structures sportives offerte et la médiatisation unique de certains sports sont un facteur important de l'équation. Combien de communes belges offrent une piste d'athlétisme et un bassin de natation digne de ce nom ? Sur les pages sport des journaux, combien sont consacrées à autre chose que le football ?
 

Un piège à éviter, financer les sports qui sont les plus en vogue. C'est politiquement tentant, mais improductif pour créer l'émulation !


Le tir est un sport et les fédérations devraient ici aussi avoir l'opportunité de réaliser un programme proactif pour faire émerger les champions de demain. Je peux prédire que les sous pour notre sport seront plus difficiles à obtenir et que surtout le travail qui sera fait avec ses sous n'attirera l'attention des journalistes que s’il y a lieu de soupçonner que l'argent est mal dépensé. Il faut encore ajouter que notre sport, surtout dans sa composante tir à balle, réclame une infrastructure des plus onéreuses et, à ce titre, il semble illusoire que la fédération et les tireurs sportifs selon le sens restrictif que certains veulent donner à cette définition puissent assumer seuls le complément financier pour maintenir notre activité.
 

Certains sportifs perçoivent notre action comme contraire à leurs intérêts.


Lors d'une conversation avec des tireurs se définissants comme « sportifs », j'ai perçu l'ébauche d'une contradiction, le souffle d'un reproche, sur la position de la DAAA-AVWL. Certains de ces sportifs perçoivent notre action comme en opposition avec leur statut. C'est une erreur, motivée par des réactions à des choses comme le décret du tireur sportif et, il faut le dire, à une certaine forme de désinformations, mais cela reste une erreur malgré tout. La complémentarité ne veut jamais dire la soumission d'un groupe à un autre. C’est d'une collaboration qu'il est question et malheureusement en Belgique des années de dérives ont creusé le fossé entre tireurs sportifs et de loisir, c'est le comblement de se fossé, la volonté de remettre en perspective chaque branche d'un même arbre nommé amateur d'armes qui apparaît comme douloureux aux yeux de certains.
 

La DAAA-AVWL ne joue pas l'opposition loisir/sportif, mais la complémentarité et la reconnaissance mutuelle.


Notre association ne joue certainement pas l'opposition des statuts, mais bien la complémentarité entre les statuts. Si nous sommes opposés au permis de conduire les armes à feu tel que présenté, c'est parce que ce permis est unique et traite de la même manière le sportif en recherche de performance absolue et l'amoureux du tir western. Posez-vous la question, honnêtement, trouveriez-vous utile que chaque conducteur sur la route doive passer la super-licence délivrée par la FIA aux 25 pilotes de F1 ? Trouveriez-vous acceptable de forcer un amoureux des courses de côtes du dimanche à obtenir cette super-licence parce qu'il s'aligne dans quatre compétitions sur l'année ? Trouveriez-vous acceptable que l'amoureux des courses de côtes ne puisse plus utiliser sa voiture à l'entraînement, sur une piste privée, parce que sa vieille bagnole n'est plus conforme avec un règlement adapté à l'évolution technologique et pensé exclusivement pour des compétiteurs? Je pense que la réponse est non. Lorsque certains affirment que tous les tireurs sont des sportifs, sur le fond ils ont raison, mais nous nous contestons la forme, le chemin pris pour établir cette sportivité. Nous craignons que cela serve d'outils de segmentation entre les membres d'un même club de tir. Nous pensons donc que personne ne devrait avoir à passer une licence de tireur sportif alors qu'il n'a que l'intention de pratiquer le tir sous une forme ludique. 
 

la DAAA-AVWL estime que les règles en place actuellement dans les stands sont suffisantes et ne nécessite pas de réforme ou de renforcement.


Attention toutefois, à éviter les amalgames douteux, prôner le respect des décisions de tous et des traitements adaptés aux choix "sportifs/loisirs" de chacun ne doit pas vouloir dire brader la sécurité ou autoriser le n'importe quoi en matière de tir, la DAAA-AVWL estime que les règles en place actuellement dans les stands sont suffisantes et ne nécessite pas de réforme ou de renforcement. Le faible taux pour ne pas dire l'absence de taux d'accident dans les stands de tir démontre amplement que contrairement aux allégations de certains les tireurs n'ont pas besoin de se voir davantage encadrés dans la pratique ludique de leur activité ni que ces activités en dehors d'un cadre strictement sportif et fait avec des armes non exclusivement conçues pour le sport ne présentent pas plus de risque pour les tireurs pratiquants comme pour les citoyens lambda !
 

Le faible taux pour ne pas dire l'absence de taux d'accident dans les stands de tir démontre amplement que contrairement aux allégations de certains les tireurs n'ont pas besoin de se voir davantage encadrés dans la pratique ludique de leur activité!


Une chose qui n'est pas souvent rappelée, mais qui a motivé notre opposition au texte, c'est que le susdit permis de conduire les armes à feu (licence de tireur sportif) était susceptible de conditionner aussi le droit de détention des armes à feu. Ici aussi, imaginez devoir vous séparer de votre voiture sous le prétexte que vous n'auriez plus le droit de la conduire ? Allez donc demander à un collectionneur de voitures anciennes s’il trouverait normal de ne plus être autorisé à rouler de temps à autre avec ses pièces de collection ou s’il accepterait de les faire transformer pour y placer un pot catalytique. La réponse est une fois de plus évidente, c'est non. Alors pourquoi le tir devrait-il être l'exception ? Ce qui arrivera si ce type de décret entre en application. C'est que des gens devront mentir sur leurs véritables intentions pour continuer à pratiquer et d'autres qui ont le goût des armes anciennes voire même d'armes militaires modernes seront contraints à l'inactivité par la multiplication de textes contraignants ou sous le fallacieux prétexte que leur arme ne correspond en rien a tel ou tel autre règlement de l'ISSF ou du CIO.

 

 

 

Les amateurs d'armes voient d'un bon oeil la plus grande visibilité que peut apporter le sportif.

 


Voila le pourquoi de notre position rappelée une fois de plus, pas d'opposition, mais une complémentarité ! La plupart des amateurs d'armes ne remettent pas en cause le principe de solidarité qui voit leur cotisation à la fédération être utilisée pour favoriser l'émergence de sportifs de haut niveau et, comme de nombreux tireurs « sportifs de loisir », je verrais d'un bon oeil une plus grande visibilité de ce a quoi est utilisé l'argent des cotisations dans ce domaine. Cette visibilité serait certainement un encouragement et aurait un effet d'entraînement participatif, cette idée que si l'athlète x est médaille d'or en 2012 c'est un peu grâce à nos sous, que nous y sommes pour quelque chose ! Je pense même ne pas m'avancer beaucoup en affirmant que de nombreux amateurs d'armes, conscients que le tir sportif offre une vitrine à leur activité, seraient disposés à pallier davantage sur une base volontaire au déficit prévisible qu'entraînera le développement d'une structure sportive de haut niveau, en échange de la prise en compte de leur spécificité.
 

 

Le sport et en général toutes les activités permettent de tisser un tissu associatif fort !



Sans vouloir m'approprier la vision de Pierre de Coubertin, je considère aussi le sport non pas comme une fin en soit, mais comme un outil de promotion sociale et c'est à ce titre que je peu sembler aux yeux de certains me soucier davantage du droit pour tous à la participation que des privilèges de quelques uns. Les milliers de pratiquants dans toutes les disciplines méritent mieux que ce qui ne leur est actuellement proposé et cela est valable pour le tir. Le sport, et en général toutes les activités encadrées, permettent de tisser un tissu associatif fort, gage d'une plus grande solidarité. C'était la vision des re-créateurs des JO, je pense, même si un certain nationalisme n'était pas à exclure. Ce doit être un objectif politique aujourd'hui et pour demain en Belgique. Cela doit aussi passer par une diversification médiatique sur le sport, car la monoculture du foot et de la F1 ne contribue certainement pas à exacerber la motivation des plus jeunes pour des disciplines qui n'ont rien d'alternatives. Ce doit être enfin le soucis d'assurer à la fois le sport pour tous et le sport de haut niveau, sans a priori, sans arrière pensée ou sordide calcul politique ou corporatiste.
 

Il faut assurer l'avenir du tir, car sans le sport notre activité se résumera à une activité folklorique !


Le tir est une discipline parmi d'autres. Pour assurer l'avenir des amateurs d'armes, il faut assurer l'avenir du tir sportif, car sans le sport notre activité se résumera à une activité folklorique et se retrouvera de fait encore bien plus menacée aujourd'hui. La défense du tir peut et doit se faire en complémentarité avec l'existence de formes de tirs ludiques dites aussi disciplines de loisir, car ces formes jugées mineures par certains contribuent à faire du tir un vrai grand sport populaire au sens noble de ce mot et pour le plus grand désagrément de nos opposants. Ces activités de loisir n'entrant pas en concurrence avec les disciplines sportives, il sera possible pour chaque amateur d'armes de s'épanouir dans le respect des autres.
 

La défense du tir doit être complémentaire avec l'existence de formes de tirs ludiques !


Tous les sportifs belges présents à Athènes, quel que soit leur résultat, ont rempli leur contrat moral avec leurs milliers de cofédérés. Les Jo restent une vitrine incomparable de ces disciplines multiples et variées qui permettent à l'humain de se dépasser vis-à-vis des autres, mais plus encore de se retrouver face à lui même.


eric blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL



Les 392 participants tir http://www.athens2004.com/en/ParticipantsAthletes/newParticipants


L'ISSF : International Shooting Sport Fédération : http://www.issf-shooting.org


L'URSTBF : Union Royale des Sociétés de Tir de Belgique (aile Francophone) : http://www.urstbf.org


Adresse du CIO : http://www.olympic.org/fr/index_fr.asp


En savoir plus sur Pierre de Coubertin: 
http://www.courir.org/coubertin.html

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