L'ONU détruit des armes au Pakistan.

Rédigé par Eric - 27 août 2005

 

De belles photographies selon l'opinion d'un anti arme!

 

 

 


La preuve que ce genre de programme fonctionne! Quel bonheur de voir aussi bien illustré le lien entre la présence d'arme et le niveau de violence.

 

 

Les gens qui sont opposés au droit des armes n'y connaissent la plupart du temps pas grand-chose!

 

C'est pourquoi ce genre de propagande fonctionne. Des images-chocs, quelques slogans et le peuple marche, il réclame des têtes et des responsables. Le même mécanisme, du simplisme, des slogans et le sentiment d'avoir cerné l'ampleur du problème et sa solution. C'est assez amusant à bien y réfléchir, de constater que les gens qui reprochent sans fin à G.W. Bush et au peuple américain leurs manques d'analyse des problèmes mondiaux et la caricature de "l'axe du mal" sont les mêmes qui en terme de lutte contre la criminalité ou du taux de suicide développent une rhétorique similaire composée de simplisme imbécile comme le traçage des armes ou encore la prohibition dans les pays occidentaux. En fait, l'antiaméricanisme, le pacifisme et l'altermondialisme sont des courants de pensée en façade très généreux, mais qui souvent sont dévoyés de leurs objectifs principaux. Des individus s'approprient l'image proprette de ces idées pour faire avancer dans l'ombre des idées beaucoup moins propres qui ont pour nom, totalitarisme, communisme, intégrisme. Dans cette perspective, l'opposition de ces mouvements à la détention privée légale d'armes s'explique beaucoup mieux, ce n'est pas de l'aveuglement, c'est un sordide calcul intéressé. 

 

 

 

Si la guerre d'Irak n'a pas éliminé le terrorisme, pourquoi croire que la prohibition des armes éliminera la violence?

 

Si aller s'enliser en Irak dans une guérilla à l'issue incertaine n'a pas résolu le problème du terrorisme mondial, on peut légitimement penser que la prohibition des armes détenues légalement par les particuliers à des fins de collection, de chasse, de tir ou de défense préconisée par les anti-armes ne sera pas plus une solution miracle. et même que le recourt à cette solution entraînera en fait un accroissement du marché illicite des armes avec le corollaire prévisible de cette augmentation, cad l'augmentation de la violence à l'encontre des particuliers.

 

 

Armes contre argent ou armes contre nourriture!

 


Ne nous leurrons pas pour obtenir ce genre de photographies l'ONU paye, elle rachète les armes à détruire. Combien? En fait, le prix est variable, il tourne généralement autour des 500 $ par arme. Des études qui prennent en compte le coût global de ce système estiment que le coût-vérité de l'opération en y incluant le salaire des fonctionnaires et les divers frais tournerait aux environs de 1200 $ par arme détruite.

 

1200 $ par arme détruite!

 

Les montants doivent nous interpeller à plus d'un titre. D'abord, parce qu'une fois de plus c'est notre argent, nos impôts qui sont ici encore très mal utilisés. L'ONU vis du subside de ces membres, les états nation qui y siègent, mais en fait très peu de pays sont en Régle de cotisation et même la plupart des pays du tiers monde ne cotisent pas ou de manière réduite vu leurs situations économiques. Bref à l'ONU comme bailleur, les conseilleurs et les décideurs sont rarement, voir jamais les payeurs. Ensuite, il faut analyser les photographies pour n'y apercevoir que de triste pétoire, pas d'arme moderne, pas d'arme collective. En fait, l'ONU dépense une fortune pour racheter des fonds de greniers ou des armes inutilisables. Il a même été démontré que certains trafiquants importaient des armes justes dans le but de revendre ces dernières aux agents de l'ONU et faire au passage un substantiel bénéfice. Il y a gros à parier qu'une partie au moins des fonds alloués par l'ONU pour détruire ces pétoires sera ensuite réaffecté au rachat d'armes de nouvelles générations.

 

1200 $, et nous, et nous, et nous.

 

Nous sommes en Belgique dans une logique prohibitionniste. Passons rapidement sur le fait que racheter des pétoires dans des pays en guerre ne semble pas résoudre le problème. Et interrogeons-nous. Pourquoi interdire les armes détenues légalement, par des particuliers en Belgique, serait cette solution miraculeuse? Je pense que personne ne doute de la réponse, c'est pourquoi nous allons nous attarder sur l'argent. Si l'ONU rachète 500 $ une pétoire rouillée qui en vaut..... 5 $, pourquoi madame Onkelinx et les élus de gauche veulent-ils organiser la confiscation des armes chez le citoyen belge sans l'indemniser? En effet, le système de la fameuse détention d'arme révisable dans le temps, entre 3 et 5 ans, ce n'est que ça, c'est en fait obliger l'amateur d'arme à se défaire de ces armes sans indemnité suite à la simple non-reconduction de son autorisation. Dans le cas d'un « sportif » c'est pareil, plus de sport équivaudra à plus de détention donc obligation de se défaire de l'arme.

 

Pourquoi faire moins ?

 

Je n'ai pas l'intention d'encore expliquer le bien-fondé ou l'absence de fondement de la décision de désarmer les citoyens. Nous avons déjà sur ce site largement démontré que les justifications d'un désarmement des citoyens reposaient sur du vent ou sur une interprétation fallacieuse des chiffres statistiques. Ici, en regard des sommes dépensées par l'ONU, on demande que le principe d'indemnisation prévu par la loi ne soit pas vidé de son sens et pour le cas où cette loi serait réformée que ce principe ne soit pas « oublié ». Si les partis de gauche ont l'intention de poursuivre leur utopie en matière de désarmement, qu'ils aient au moins l'honnêteté de ne pas en plus organiser le vol de biens légitimement acquit. Les armes qui seraient jugées non conformes en vertu de la nouvelle loi, si d'aventure celle-ci venait à passer devront être remboursées à la hauteur de leur valeur réelle. Toute autre méthode de calcul ou d'obligation relèverait plus de l'escroquerie que de la recherche du juste compromis. À charge pour l'état belge de trouver les sous pour indemniser les gens qui seront victimes du zèle législatif implémenté par une minorité d'activistes mandatés par des instances supranationale.

 


Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

Le Sénat américain adopte un texte protégeant les fabricants d'armes

Rédigé par Eric - 30 juillet 2005

 

(Belga)

WASHINGTON 30/07 (BELGA/AG) = Le Sénat américain a adopté vendredi un texte de loi protégeant les fabricants d'armes à feu et les armuriers de poursuites au civil par des victimes de crimes, leurs familles ou des autorités locales. Ce texte de loi, qui avait le soutien de la Maison Blanche, a été approuvé par 65 voix contre 31 juste avant la fin de la session parlementaire d'été. Il devrait recueillir sans problème la majorité à la Chambre des Représentants. Une partie de l'opposition démocrate au Sénat a voté avec la majorité républicaine en faveur de cette loi, décrite par ses opposants comme un cadeau à la National rifle association (NRA), le puissant lobby des armes à feux. La Constitution des Etats-Unis garantit le droit de Américains à posséder des armes à feu. (BVH)




 

 

On peut comprendre l'amertume du lobby anti-arme et le fait que ce type d'information, si elle venait à être commentée dans la presse généraliste européenne, serait présenté de manière négative.

 


Sans commentaire. On peut comprendre l'amertume du lobby anti-arme et le fait que ce type d'information, si elle venait à être commentée dans la presse généraliste européenne, serait présenté de manière négative. Néamoins, ce genre de décision est de nature à garantir les droits des investisseurs. 

 

 

 

 

Cette décision conforte aussi les amateurs d'armes américains dans l'idée que l'état ne va pas utiliser l'appareil législatif pour les dépouiller de leurs biens.

 


Les amateurs d'armes européenne et belge en particulier, ne désireraient rien de plus que la certitude de ne plus avoir à subir des attaques politiques infondées de la part des politiciens médiocres qui ne cherchent qu'a faire parler d'eux. La plupart des rédacteurs estiment à juste titre que la fracture entre les USA et l'Europe grandit chaque jour davantage. Je partage cette analyse. Là où je diverge et là où une majorité silencieuse diverge, c'est dans l'interprétation que la politique en Europe serait un politique visionnaire de progrès. Rien, aucun paramètre qu'ils soient économique, social, politique ou de sécurité n'indique que l'Europe soit en progrès dans aucun domaine. 

 

 

 

 

 

 

Par contre, à coup de réforme légale, chaque jour une part de nos libertés se dissolvent dans la grande marmite du politiquement correct.

 


L'avenir appartient aux citoyens faut il encore que ces derniers aient la volonté de s'informer et de désaprouver les manoeuvres politiciennes de bas étages.


Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

 

 

L'opinion d'un collectionneur / tireur Suisse

Rédigé par Eric - 25 juillet 2005

Tireur qui se pose des questions sur d'éventuelle restrictions sur son loisir avec la proposition de Schengen ( maintenant défait je pense ) . 
Intéressant , ca amène des réflexions sur ce qui pourrait arriver ici très bientôt . Transféré par un de nos membres via mail, malheureusement sans coordonnée d'origine.

 

Pourquoi s'opposer à Schengen ?

 

Je suis tireur sportif et collectionneur d'armes en particulier de PM.

 

Que se passe-t-il pour moi, en cas d'acceptation de l'accord de Schengen ? A priori rien, mes armes de collections, des automatiques sont déjà enregistrées et sont actuellement des armes interdites comme elles le seront par la suite. Au Luxembourg en Belgique et en Finlande des collections d'armes automatiques sont parfaitement légales. Puisque je suis membre de 2 sociétés de tir (différentes disciplines), mon besoin pour les armes restantes est donné. 

Pourquoi donc suis-je opposé à l'accord de Schengen et en particulier à la législation sur les armes puisque rien ne va changer fondamentalement ?

 

Parce que je pense au futur et ai l'exemple des pays environnants devant les yeux. 

 

 

En Allemagne la législation sur les armes à été renforcée en 1970, en raison des groupes terroristes de la RAF (qui d'ailleurs étaient approvisionné par la RDA).

 

A l'époque par exemple on pouvait aller dans un magasin et acheter un fusil semi-automatique sans problème. 

Une génération plus tard et quelques législations plus tard, posséder une arme en Allemagne relève du parcours du combattant : maximum 2 armes courtes et 5 armes longues, appartenance à un club de tir pendant au moins 12 mois, nombre x de tir à accomplir, les armes doivent être en rapport avec la discipline de tir, les armes doivent être conservée à la maison dans un coffre certifié pesant au moins 150 Kg etc.


Le credo officiel est « so wenig Waffen wie möglich unter das Volk » ce qui signifie le moins d'armes possible dans la population. Ce qui était impensable il y a une génération en Allemagne pour les tireurs et aurait amené à une révolte, est aujourd'hui parfaitement accepté et la majorité pense que tout assouplissement de la législation sur les armes amènerait à une guerre civile. 

Ceci est un exemple parfait de la tactique du salami, mais pour que celle-ci soit applicable, il faut une clause du besoin pour l'acquisition et la possession.

 

On arrive donc à la clause du besoin de possession. C'est juste, 

 

 

Pourquoi avoir plus de 2 voire 5 armes courtes lorsque l'on fait du tir sportif, pourquoi posséder par exemple un Desert Eagle 357mag (mon cas) lorsque l'on fait du tir sportif (25m et tir dynamique) et que l'on collectionne les PM.

 

Expliquer au fonctionnaire en charge de vérifier mon besoin, que c'est juste pour le plaisir en raison de l'aspect de l'arme et de pouvoir tirer temps en temps en stand privé et obtenir son aval me semble relever de l'utopie. Je possède un fusil à pompe à crosse rabattable, c'est une arme politiquement incorrecte et qui ne me sert à rien. C'est juste ! En tir dynamique c'est inutilisable, pour la défense du domicile, je ne suis pas suffisamment paranoïaque pour dormir avec mon fusil à pompe chargé, pour pulvériser le potentiel cambrioleur. Il est sagement dans un coffre. C'est une arme dont l'aspect et le fonctionnement me plait, mais qui ne s'insère pas dans ma collection d'arme. Il s'agit donc d'une arme à supprimer d'urgence puisque j'en n'ai pas le besoin. 

 

 

Le problème avec Schengen est donc le suivant. Dans un monde idéal sans tentative de réguler outre mesure la possession d'armes, l'enregistrement et la clause du besoin ne me gêne guère, puisque je n'ai rien à cacher. Cependant nous ne vivons pas dans un monde parfait et Schengen est « l'arme ultime pour en l'espace d'une génération » supprimer les armes légales (les armes illégales n'étant bien sur pas concernées).

Si l'on doit en tant qu'amateur d'arme de combattre l'accord de Schengen, comment comprendre l'attitude de la FST (équivalent de l'URSTBF note EB). 

 

 

Ce ne sont pas des crétins, au contraire, Schengen est l'occasion rêvée pour multiplier le nombre de membres et pouvoir leur imposer des règles.

C'est très simple : Vous devez faire partie, par exemple de la FST, pour pouvoir acquérir une arme, mais la FST n'est pas obligée de vous accepter, elle peut (en tant que club privé) vous imposer des règles. Vous devez tirer x fois dans l'année, participer obligatoirement à des compétition, imposer des restrictions au type d'arme etc. Voulons-nous vraiment ceci ? 

Pour combattre le volet armes de Schengen il faut toucher une part importante de la population. En partant du constat que les amateurs d'armes sont majoritairement des hommes et empiriquement seulement 1 sur 5 (très optimiste) tire régulièrement ceci représente seulement 10% de la population votante qui se sent directement concerné. On ne gagne pas une votation avec 10% de l'électorat.

Comment toucher les 90% qui restent ? Repartons dans les pays qui nous entourent. On estime que 20 Millions d'armes en Allemagne existent de manière illégale. Qui les possède ? Des criminels, certainement pas ! (il n'y en pas autant). Il s'agit de citoyens ordinaires qui ont hérité ou acheté à une époque ou s'était légal une arme et la gardent pour « on ne sait jamais ». En Autriche il y a quelques années les fusils à pompe ont été interdits suite à une tuerie. 70'000 on été importés officiellement en tant qu'armes de chasse et non répertoriées. Après l'interdiction, seuls 7'000 on été déclarés. Où sont passés les 63'000 manquants… à nouveau en mains de citoyens lambda qui les gardent pour « on ne sait jamais ». Nous connaissons tous, je pense plus de personnes possédant quelque part un revolver, un pistolet ou un fusil, mais qui ne sont pas des tireurs ou des collectionneurs actifs. En fait le possesseur passif d'arme ou le possesseur passif potentiel est le public qu'il faut convaincre. 

Pour le convaincre il faut rappeler que la défense de l'intégrité corporelle ne peut pas être déléguée aux seules forces de l'ordre pour la simple raison que l'on ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen pour le protéger.

Que l'on me comprenne bien, je ne suis pas un paranoïaque, qui lorsque le port d'arme était autorisé en en a fait usage ou possède actuellement un arme chargée rapidement disponible dans la maison. Nous vivons en Suisse dans une relative tranquillité et le besoin objectif d'autodéfense me semble actuellement très bas. Cependant, après de nombreuses années, je suis retourné à Londres pour des vacances. J'étais effaré par le nombre de voitures polices passant toutes sirènes hurlantes (environ une toute les 3 minutes) et la surveillance vidéo omniprésente. C'était un mélange de New York en ce qui concerne les voitures de polices et d'Orwell en ce qui concerne la surveillance. Pourquoi ? parce que l'Angleterre connaît une criminalité galopante et puisque le citoyen normal n'a pas le droit de se protéger on est obligé d'installer partout des caméras vidéos qui permettent de filmer le crime. 

Voulons-nous ceci en Suisse ? Schengen est l'assurance d'une telle évolution.

En tant que citoyen responsable et libre je veux pouvoir défendre mon intégrité corporelle avec des moyens adéquats, en cas de besoin, et ne pas vivre dans état policier et fiché. Je veux que cette possibilité me soit ouverte aujourd'hui, demain, ou dans 20 ans, même si je ne vais jamais l'utiliser. 

Voter Schengen c'est s'assurer que l'on devient une victime passive et sans droit. C'est ce message que doit recevoir l'électeur lambda. Pour que ce message arrive il faut accepter d'aborder des thèmes très politiquement incorrects comme, l'autodéfense, le viol qui explose les agressions avec lésions corporelles qui deviennent monnaie courante. 

Si les tireurs se cantonnent dans la défense du politiquement correct, je fais uniquement du tir sportif sérieux, je suis chasseur pour protéger la nature et je collectionne sérieusement (les pistolets avec système de fermeture Browning entre 1914 et 1918), Schengen est acquis d'avance.

 

Posséder des armes est une responsabilité mais aussi un droit d'un homme libre. On a cependant aussi le droit d'avoir du plaisir (tirer quelque cartouches dans un stand avec une arme qui ne sert à rien) ou le droit de l'utiliser en cas extrême pour défendre son intégrité corporelle propre ou celle d'autrui.

N'oublions pas que les thèmes politiquement incorrects peuvent très bien en quelques années devenir parfaitement acceptables. Le débat récent aux chambres sur le nouveau droit d'asile n'aurait pas été pensable dans le pire cauchemar de la gauche caviar il y a quelques années. 
02.04.2005 

auteur inconnu


Il va de soit que ce propos refléte parfaitement l'analyse que nous faisons de ce qui risque d'arriver à long terme aux amateurs d'armes en Belgique. Les mêmes restrictions, pour les mêmes motifs, les mêmes acteurs avec les mêmes intérets. Un ami cette semaine me faisait remarquer que les USA apparaissent de plus en plus comme un pay anachronique sur ce chapitre aussi. Je suis d'accord sur cette différence affichée, mais pas sur cette certitude que les gens ici détiennent la vérité vraie.

 

 

Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

ALPC : échos de New York

Rédigé par Eric - 18 juillet 2005

Transmis par un de nos membres. Origine : http://www.swissguns.ch 

La réunion biennale des États chargée d’examiner l’application du Programme d’action en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous leurs aspects, du 11 au 15 juillet, a fait l'objet de communiqués des Nations Unies, décortiqués ci-dessous. Nous avons déjà parlé des ALPC (édito du 3 juillet), les Armes Légères de Petit Calibre. 


Apparemment, la conférence s'est déroulée selon nos attentes. En voici ma lecture : 

Jour 1, lundi 11 juillet

Tout le monde félicite la Suisse, pour la mise au point du projet suisse d'instrument de marquage international des armes (juin 2005)... La France félicite la Suisse pour la mise au point du projet franco-suisse de marquage international des armes.

Les perles du jour :
- L'Australie annonce avec fierté qu'elle a mis en place une des lois "parmi les plus strictes au monde pour réguler et lutter contre la prolifération des armes légères."
- La Norvège estime qu'il faut porter davantage l’accent sur le contrôle des armes détenues par les particuliers, qui alimentent souvent les trafics illicites à la suite de vols ou d’actes criminels".
- Le St-Siège n'a rien dit, mais il l'a très bien dit.
- Le Belarus a adopté une loi interdisant la fabrication d'armes illicites.
- Le Sénégal "adopté une loi organisant le régime général des armes et munitions." (?)
- Le Sri Lanka a lancé "une étude nationale sur les armes légères illicites."
Le Kenya estime que les attentats à l'explosif de Londres montrent qu'il faut faire quelque chose pour les armes légères. (?)
- Les pays du tiers monde réclament du pognon.

Jour 2, mardi 12 juillet

Chacun se félicite du travail fait par son pays et regrette le manque d'efforts de la communauté internationale en générale.

Les perles du jour :
- Le Venezuela nous apprend que, pour lutter contre le commerce illicite des armes, il impose " des examens psychologiques des usagers légaux d’arme à feu." 
- Cuba regrette que tous les efforts de pays éclairés soient systématiquement rejetés par un seul pays, les Etats-Unis.
- La Tanzanie rappelle qu'elle a créé, "en 2001 le Comité de financement, désarmement et gestion des armes." (si c'est la Tanzanie qui finance, on est sauvé !)
- Et le Vietnam donne la solution : là bas, " l'État contrôle tous les types d'armes, dont la possession est réservée aux autorités publiques."
- Les pays du tiers monde réclament du pognon.

Jour 3, mercredi 13 juillet

On commence par laisser les quelques pro-armes égarés là-dedans donner leurs arguments… et parfois des cordes pour se faire pendre. Mais cela n'est pas grave, puisque personne n'écoute. 

Un porte-parole du tir rappelle que les tireurs sont environ 10 millions, l'autre fait le distinguo entre bonnes armes (de tir) et mauvaises (de guerre). La représentante des chasseurs montre comment la chasse contribue à l'écologie. L'ambassadeur des fabricants parle de sécurité des armes fabriquées aujourd'hui et celui des marchands affirme gravement que le trafic illicite nuit au commerce licite. Pitoyable !

Après la prestation des clowns de première partie, on parle sérieusement. C'est ce mercredi que se disent les choses sérieuses... même si je les qualifie de "perles".

Les perles du jour :
- "S’agissant de la question de la détention d’armes à feu par les civils, il a été indiqué que 60% des armes légères dans le monde étaient détenues par des civils, selon le « Small Arms Survey ». Les premières victimes sont donc les populations civiles, mais aussi ces populations sont elles les premiers auteurs de violences armées." 
- Le problème de la détention d'armes par des civils a pris une telle ampleur que, cette année, 133 Etats (dont la Suisse, d'ailleurs), ont " renforcé leurs mesures de criminalisation de ce type de détention.
- Des "instruments juridiquement contraignants" doivent être " négociés dans le but d’endiguer les transferts d’armes légères aux acteurs non étatiques, de réglementer leur commerce; de limiter la possession d’armes légères par les civils, et de contrôler les armes déjà en circulation dans les communautés."
- " Les armes légères sont également nocives dans les pays développés, en termes de pertes humaines et matérielles. Aucune population n'est réellement épargnée. Des travaux de l'ONU sur cette problématique ont commencé en 1987."
- Les pays du tiers monde réclament du pognon.

Jour 4, jeudi 14 juillet

La journée de jeudi est surtout consacrée à l'ambassadeur suisse Anton Thalmann et à son projet de traçabilité des armes, présenté devant l'ONU le mois dernier. Monsieur Thalmann parle longtemps, pour expliquer tout le bien que cette traçabilité va apporter. Il en parle sûrement très bien, mais personne ne semble avoir compris et le rédacteur du communiqué de l'ONU ne donne aucun renseignement précis.

Les perles du jour :
- Le Bureau des Nations unies sur la drogue et la criminalité estime qu'il serait essentiel d'harmoniser toutes les législations nationales sur les armes.
- Le représentant de l'OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en fait autant.
- L'Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement, l'UNIDIR réclame du pognon.
- Les pays du tiers monde en oublient de réclamer du pognon.

Jour 5, vendredi 15 juillet

Journée de clôture. Chacun rappelle les choses à faire de toute urgence (dans les 20 et quelques prochaines années). La conclusion de cette semaine de travaux très fructueux est que les États doivent continuer à renforcer à tous les niveaux le processus global sur les armes légères.

Pas beaucoup de perles : les délégués sont fatigués.

A part cela les courtiers sont désignés comme responsables de tous les maux… ils semblent remplacer, dans la phraséologie onusienne les trafiquants d'antan.

En résumé…

Les propositions concrètes à l'issue de la rencontre sont les suivantes : 
Il faut porter davantage l’accent sur le contrôle des armes détenues par les particuliers. 
Il faut renforcer les mesures portant sur la détention d'armes. 
Il faut enregistrer toutes les armes légalement détenues. 
Il faut réglementer le commerce des armes. 
Il faut limiter la possession d’armes par les civils. 
Il faut contrôler les armes déjà en circulation. 
Il faut harmoniser les législations sur les armes dans le monde. 
Ces mesures doivent être prises en particulier dans les pays développés, où les armes légères sont également nocives. Ailleurs, comme en Afrique, elles ont déjà été prises, avec le succès que l'on sait.


Le danger des ONG

Les ONG, les Organisations non gouvernementales, anti-armes prennent une importance de plus en plus préoccupante. L'IANSA, le GRIP, le Small Arms Survey notamment sont parmi les plus dangereux, avec des programmes de confiscation de nos armes agressifs.

Et les pingouins de l'ONU décident de travailler de plus en plus avec ces ONG choisies. Et ces ONG inspirent de plus en plus la politique des Etats.

Un exemple: "Selon de récentes estimations portant sur 2003, les conflits dans le monde auraient été responsables cette année là de 27'000 à 51'000 morts. Mais en réalité le nombre des victimes directes se situe probablement entre 80'000 et 108'000, estime l'étude" (Small Arms Survey).

Ainsi donc, le Small Arms Survey fait une étude qui conclut à 27'000-51'000 morts (précision remarquable !). Mais, comme ça ne fait pas assez bien, on dit, sans étayer de la moindre manière, que c'est plutôt 80'000-108'000. A relever que l'estimation après étude varie du simple au double, tandis que celle "au pif" montre un taux de variation de 20 % seulement.

Et c'est sur ces chiffres totalement fantaisistes que se basent les gouvernements, pour prendre des décisions sur les armes. Ces chiffres indiscutables, puisqu'ils proviennent du Small Arms Survey, qui est lui même une émanation de l'Institut des hautes études internationales de Genève et qui est directement financé par la Confédération helvétique.

Les conclusions du Small Arms Survey sont claires : pour empêcher les kalachnikovs spécialement fabriquées pour des enfants et ne portant aucun numéro, ni marque de fabrication de tuer des innocents en Afrique, il faut empêcher les Européens et les Américains d'avoir des armes !

Efficacité ?

Ce qu'il y a de dramatique, dans ce genre de conférences de l'ONU, c'est le mélange des genres, entre des pays réellement concernés par la piraterie, le terrorisme, les chiens de guerre, d'une part, et des glandeurs, contents d'inscrire leur nom dans le grand livre de l'histoire, d'autre part. Car nous savons déjà que de tout ce vent ne sortiront que de nouvelles contraintes pour les propriétaires d'armes occidentaux, quelques désarmements forcés, dans les pays à risques, de pauvres gens qu'on privera de tout moyen de défense et de grandes déclarations sur le terrible mal qu'on a vaincu. 

Pirates, terroristes et chiens de guerre ne sauront même pas qu'on a tenté de parler d'eux. Ou, s'ils l'apprennent, ce sera pour en rire.
F.A.L. 17 juillet 2005

100 % d'accord avec l'analyse. Je vais être froidement grossier, mais la connerie et le mensonge éhonté dans ce domaine apparaisse comme tellement énorme et mal fagoté que je me demande franchement comment un journaliste ou un politicien disposant d'un QI supérieur à 10 oserait ce servir de chiffres aussi manipulés pour justifier de la nécessité de revoir une législation dans un pays occidental quel qu'il soit. Que l'on aime ou que l'on déteste les armes à feu ou leur propriétaire devrait au fond n'avoir qu'une influence relative dans le débat qui se développerait pour déterminer s'il convient d'accorder sa confiance ou son vote à un média ou à une formation politique qui continuerait de soutenir un projet de loi sur ce domaine. 

Au passage, je rappelle que le GRIP une de ces O.N.G. nuisibles à nos droits est soutenue financièrement par nos impôts et que le parti socialiste est un des pourvoyeurs de fond de cette officine extrémiste.

Eric Blondieau, administrateur. pour la DAAA-AVWL

 

Les communiqués de presse de l'ONU:

 

Mauvaise image? C'est la faute des propriétaires d'armes

Rédigé par Eric - 14 juillet 2005

 

Selon moi, si les médias reflètent mal notre opinion sur le registre des armes à feu, c'est d'abord la faute des propriétaires d'armes. Je dirais même que ce sont eux qui souffrent d'immobilisme flagrant.

Le reportage de TVA d'hier coïncidait avec une date anniversaire, et la Sûreté du Québec avait invité les journalistes à une séance de destruction d'armes qui n'avait rien de spontané. Se servir d'un anniversaire pour créer un événement, une nouvelle, est une stratégie classique en relations publiques. On peut donc supposer que le journaliste a été contacté par des policiers de la SQ - toujours soucieux de montrer combien ils sont utiles -, par le Centre canadien des armes à feu ou par la Coalition pour le contrôle des armes. Mais peu importe. Dans les circonstances, je dirais que nous avons eu de la chance que le journaliste de TVA ait rappelé dans son reportage le prix faramineux du registre. Cet élément ne faisait certainement pas partie des plans de ceux qui l'ont invité à cette séance de destruction d'armes.

Il faut l'avouer, les militants pour le contrôle des armes ont le mérite de bien faire ce que nous ne faisons très mal: ils occupent l'espace public. Ils créent des événements et mettent en contexte des nouvelles, ils articulent des points de vue, émettent des communiqués et donnent de la matière - voire des images - aux médias pour leurs reportages. Dans l'autre camp, c'est le désert. On en conclurait que personne au Québec n'est mécontent de la loi. Pourquoi les journalistes s'intéresseraient à nous? Il faut aussi comprendre qu'ils sont invités à de nombreux événements tous les jours. Nous sommes en compétition pour leur attention avec des tas d'autres causes et d'autres sujets de nouvelles.

Par ailleurs, deux journalistes d'enquête de Radio-Canada (des femmes) ont réalisé cette année des reportages qui étaient très durs envers le registre des armes. Déjà pas si mal, considérant que cette idée n'est pas venue de nous à ce que je sache. Et voici une anecdote révélatrice: un mois après le rapport de la Vérificatrice générale soulignant les coûts de la Loi sur les armes à feu, un journaliste de La Presse me mentionnait que le journal ne recevait pas de lettres de lecteurs dénonçant le registre. «Dites-leur de nous en envoyer, c'est le temps, on va les publier», qu'il me confiait.

Les journalistes ont peut-être leurs torts, quoique je n'aie jamais eu à me plaindre d'eux, bien au contraire. Même si c'était le cas, il ne faudrait pas que les propriétaires d'armes se servent d'eux pour éviter de faire leur examen de conscience, ou pour éviter d'apporter les correctifs nécessaires à leurs pratiques de relations avec les médias: elles sont d'une qualité abyssale. Moi je dis: Aide-toi et le journaliste t'aidera!

Claire Joly 

texte proposé par un intervenant Québecois.

 
 

Fil RSS des articles

précédente page 2 sur 9 suivante »